Aoteaora
Le pays du long nuage blanc

Deuxième voyage en Nouvelle Zélande
Onze heures ce soir du 23 février 2007 dans l'aéroport de Singapour, un des plus beaux et certainement le plus beau du monde, avec Vanessa nous attendons dans la salle d'embarquement C 13 (Inutile du décrire la pensée du Capitaine lorsque ce chiffre s'est affiché sur l'écran d'information) l'arrivée de l'Airbus A330 en provenance de Paris via Dubaï dans lequel Karine et Océane devraient avoir pris place.
Retrouvaille et décollage pour un transit à Brisbane avant l'arrivée sur Auckland.
Je connais bien Auckland, c'est toujours un grand plaisir de retrouver une ville dans laquelle on a déjà des points de repères.
Nous descendons La belle avenue de Queenstreet qui mène à la ville basse et à la marina. Auckland se surnomme aussi la ville de la voile.
En montant en direction de la Tower pour observer les sauts à l'élastique, je regarde les chronomètres qui décomptent les jours, heures, minutes et même secondes, dans 196 jours ce sera la coupe du monde de rugby.
Je décide de louer une voiture qui nous offrira une grande liberté de mouvement, car le but du voyage et non seulement de faire découvrir la Nouvelle Zélande à Karine, Océane et Vanessa mais aussi je souhaite aller plus loin que lors du premier voyage et descendre le plus au Sud possible sur l'île Stewart.
Latitude 47° S, Longitude 168° E.
Cap Horn : 56˚ latitude Sud , 067˚ longitude Est, il est 9˚ plus au sud soit 540 miles nautiques, environ 1000 km.
On ne connait pas très bien l'origine du mot Aotearoa, mais une traduction probable serait « Le pays du long nuage blanc » (ao, « nuage » ; tea, « blanc »; roa « long »). Selon la tradition orale, la fille de l'explorateur Kupe, lorsqu'elle vit le blanc de l'horizon au large de la Nouvelle-Zélande, se serait écrié "He ao! He ao" ("un nuage! un nuage!"). Le premier territoire visité par Kupe fut en conséquence appelé Aotea (Nuage Blanc). Lorsque des espaces plus vastes furent découverts au-delà d'Aotea, on les désigna par l'appellation Aotea Roa (Long Aotea). Ainsi, Aotearoa est uniquement le nom traditionnel de l'Île du Nord de la Nouvelle-Zélande, pourtant il se réfère désormais couramment au pays dans sa totalité.
Une autre explication possible de ce nom provient des marins. Le premier signe d'une terre émergée pour un bateau est souvent la masse de nuages présente au-dessus de l'île. Les chaînes de montagne de Nouvelle-Zélande sont plus étendues et plus hautes que n'importe où dans le Pacifique Sud, et sont donc particulièrement propices à la formation de fronts nuageux stationnaires. Les longs nuages lenticulaires qui en résultent sont très différents des habituels cumulus que l'on peut observer partout ailleurs dans la région. La vue de ces nuages à travers l'une ou l'autre des deux îles principales du pays aurait pu alors facilement mener à ce nom.
Nous
commençons le périple en quittant Auckland, direction Wellington avec
le
passage obligé de Roturoa
(voir nouvelle 19).
Nous arrivons à Wellington tôt dans l'après midi pour prendre le ferry de 18h 30 qui transbordera voiture et passagers jusqu'à Picton ville importante de l'Île du Sud. Nous arpentons cette grande ville capitale de la Nouvelle Zélande.
"J'aimerai bien savoir quel quartier fréquente Tana Umaga qui a fait ces derniers temps le bonheur de l'équipe de rugby de Toulon, le RCT. Dis je à Karine"
Avant de retourner en direction du ferry, j'offre un pot dans un bar ou la bière pression Monteith coule à flot.
Les filles cherchent comme toujours les toilettes et Karine revient arborant un large sourire:
-"Je crois qu'il est là"
-"Qui?"
-" Tana! mais il a un sac à main de femme au bras ?"
Put... pas possible vite l'appareil photo, je me précipite au fond de la salle, effectivement il est là !
Cliquer ici:
<Tana Umaga>
Après avoir débarqué à Picton, direction Akaroa.
Un village intéressant qui nous oblige à un long détour, Akaroa surnommé : "La petite France".
Ville de 650 habitants située sur les bords de la french bay, et surpeuplée en été (Car magnifique!). En 1838 Jean Langlois Capitaine du baleinier français Cachalot (quel drôle de nom pour un baleinier) a négocier l'achat de 30000 acres de terre soit environ 12000hectares de la péninsule aux Maoris pour la somme de 100F. A son retour en France, il fonda la Compagnie Nanto-Bordelaise pour coloniser la Nouvelle Zélande et rassembla 57 migrants.
Ils arrivèrent le 17Aout 1840, trop tard, car en février de cette même année le traite de Waitangi était signé plaçant la Nouvelle Zélande sous souveraineté Britannique.
La dispute pour la possession de ces terres dura longtemps, finalement la Compagnie Nanto-Bordelaise dut les revendre à la New Zealand Company. Cependant quelques français décidèrent de rester à Akaroa, qui garde encore aujourd'hui les traces de cette influence notamment dans le noms des rues.
Ville à ne pas manquer, Queenstown, très belle mais très touristique et en cette saison grouillante de touristes de toutes nationalités, les hôtels affichent complet, heureusement le jeune animateur du Backpacker "Deco" dans la rue principale me reconnaît et s'arrange pour nous trouver une 4 lits superposés, l'ambiance Backpacker plait à Océane qui en profite pour cuisiner et faire la plonge ce qu'elle ne fait pas souvent a la maison!!!
Le lendemain nous allons passer la journée à Milford Sound, la saison est favorable pour observer les phoques qui dorment paisiblement au soleil, les bateaux qui circulent trimbalant inlassablement les nombreux touristes ne les dérangent pas, ils ne bougent même pas une paupière.
Nous continuons vers le Sud en direction de Invercargill, l'embrayage de la Toyota commence à donner des signes de faiblesse et je suis obligé de rétrograder dans les cols.
Il commence à faire frais le soir et le matin mais nous avons la chance d'avoir un temps exceptionnel, soleil tous les jours.
Après une nuit de repos nous allons à la ville la plus au Sud Bluff, surnommée (the town where the highway begins) la ville ou commence l'autoroute. C'est la plus ancienne ville de Nouvelle Zélande, sa colonisation s'étant stabilisé dés 1824. Bluff est la ville de départ des ferry pour Stewart island.
Pas possible d'embarquer la voiture et c'est très bien ainsi, très peu de véhicule sur l'île. La traversée un peu mouvementée avec de la mer moyenne, vagues 2 mètres environ, le Cap Horn n'est qu'a 1000 km plus au Sud.
Stewart a à peu près la taille de Singapour avec ses 172000 hectares pratiquement couverts de végétation. Seulement 380 habitants qui vivent du tourisme et de 3 pêcheries.
Elle doit son nom au Capitaine William Stewart qui fut le premier à s'y rendre à bord du Pégasus en 1809 et qui cartographia l'île, elle fut achetée aux Maoris en 1864 pour 1000 Livres Sterling.
Il pleut 300 jours par an, 15° en été et 9° en hiver, bizarrement pour cette latitude le gel et la neige sont rare.
Oban est l'unique village situé dans la Halfmoon Bay, il possède les uniques 32 km de route goudronnées.
James Cook fut le premier européen à voir l'île, mais il pensa qu'elle faisait partie de l' île du Sud et la baptisa Cap Sud en 1770.
Son nom maori original, Te Punga o Te Waka a Maui, fait référence à la mythologie maorie. Il signifie la pierre d'ancrage du canoë de Maui, rappelant le rôle de l'île dans la légende de Maui et de son équipage, qui de leur canoë, l'île du Sud, attrapèrent remontèrent le grand poisson, l'île du Nord.
Le nom maori le plus usité est cependant Rakiura. On le traduit en général par ciel rougeoyant, probablement en référence aux couchers de soleils célèbres de l'île Steward, ou à l'aurore australe.
Le nord de l'île est façonné par la vallée marécageuse de la Freshwater River, prenant sa source près de la côte nord-ouest et s'écoulant vers le sud-est à travers la large échancrure de l'anse de Paterson. Le point culminant de l'île est le Mont Anglem, près de la côte Nord, à une altitude de 979 mètres.
La moitié sud de l'île a un relief plus régulier, s'élevant jusqu'à une crête au sud de la vallée de la Rakeahua River, qui débouche également dans l'anse de Paterson. L'extrémité sud de cette crête est le mont Allen (750 m). Au Sud-Est, les terres moins hautes sont drainées par les vallées des rivières Toitoi, Lords et Héron. Le Cap Sud-Ouest est l'extrémité sud des trois îles principales de Nouvelle-Zélande.
La baie de Mason, sur la côte Ouest, est connue pour sa longue plage de sable, sur une île où les plages sont généralement beaucoup plus tourmentées. Une hypothèse avance que la baie a été formée après l'impact d'une météorite dans la mer de Tasmanie.
Une ancienne colonie, Port Pegasus sur la côte sud, pouvait autrefois s'enorgueillir des ses quelques magasins et de son bureau de poste. Elle est aujourd'hui inhabitée, et n'est accessible que par bateau ou par une excursion difficile à travers l'île.
De nombreuses espèces d'oiseaux se développent sur l'île Stewart à cause de l'absence de prédateurs. Parmi eux on compte le kakapo, le weka, le kaka, des albatros, des manchots, le kiwi, le zostérops à dos gris, des troglodytes, des gobe-mouches.
Des algues énormes qui ont des grains comme fruits, je ne connais pas ce type d'algue, je pense a l'algue: Durvillea antarctica (Phaeophyceae), n'hésitez pas a écrire des informations au dessous dans commentaires, merci.
L'île Stewart possède une grande population de cerf de Virginie sur ses zones côtières, qui est chassée pour la viande et le sport. Une petite population de cerf élaphe vit plus à l'intérieur des terres.
Lewis
Acker est venu en Nouvelle Zélande comme harponner sur un whaler américain vers
1831, et y est resté avec son épouse Māori, Mary Pi, et leurs neuf enfants. Acker a construit sa maison en pierre a Harrold Bay dans l'imitation de sa
maison d'enfance aux Etats-Unis.
Le phare de la Halfmoon Bay porte son nom.
Nous aurions aimé rester longtemps, très longtemps sur cette île, mais les vacances d'Océane sont courtes ...
Pas possible d'aller plus au Sud donc on remonte par la cote Est, je ménage l'embrayage, Karine qui me remplace régulièrement au volant fait de même, on ne peut plus utiliser la 5eme et la 4eme, il patine constamment.
Avant de rentrer sur Auckland je souhaitais passer par Raglan sur la cote Ouest. Mais une cote légère a eu raison de l'embrayage, en 1ère je ne parviens pas à prendre une sortie de l'autoroute, les nanas pousse avec des rires taquins! Comment peut on rigoler lorsqu'on et dans la mer..!
Et nous voila stoppé dans un village de 100 habitants environ. Heureusement une cabine téléphonique, je fais le numéro d'urgence donné par le loueur et 3 heures après nous voyons arriver un camion avec une Toyota toute belle pour nous. Nous irons donc à Raglan.
Mon intuition ne m'a pas trompée, quelle est belle cette petite ville de 3700 habitants, et de plus les vagues constituent un must pour les surfeurs.
Avec la panne nous arrivons tard 9 pm (21h pour les mocos) le seul Backpacker de la ville affiche complet, le réceptionniste nous dirige vers une maison d'hôte , une chambre et matelas de dépannage à même le sol, ok c'est le top. En promenant dans la ville on s'aperçois très vite qu'elle est paisible et qu'il fait bon vivre ici. Les locaux ne sont pas pressés et savent communiquer cette attitude. Il est étonnant de voir que l'immobilier n'a pas envahi les collines alentours. De nombreuses célébrités ont élu domicile ici.
Obligation de rentrer sur Auckland pour rendre la Toyota après avoir parcouru 4300 km, une gentillesse nous attends, pour s'excuser de la panne et du désagrément causé, le loueur nous offre une bouteille de champagne.
Je peux affirmer qu'aujourd'hui après ces 2 voyages à 3 mois d'intervalle, je connais bien ce pays magnifique.
Comment le qualifier: rigueur , honnêteté, politesse, détermination sont les principaux atouts des Neo Zélandais.
Au fait qui est Vanessa ? Je dois faire le carénage du voilier et ensuite prendre la mer pour Borneo et les Philippines (voici le programme), donc n'ayant plus envie de naviguer seul, j'ai rencontré cette jeune Philippine qui devient mon équipière (vous connaissez le programme et l'équipage), suite avec les prochaines aventures.
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